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Les douleurs du passé reviennent toujours

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MessageSujet: Les douleurs du passé reviennent toujours 16.06.17 17:50

18 ans - homosexuelle - Tueuse à gage
Idille Mccandless
• Idille a vu ces parents se faire tuer lorsqu’elle n’était qu’une enfant. Elle a été élevée au siens d’un gang pour lequel elle a commencé à travailler à neuf ans comme tueuse à gage. Même si cela lui arrive de travailler pour d’autres personnes, elle travaille toujours pour le gang.
• Si, un jour, vous croisez Idille, que vous lui parlez et, pourquoi pas, lui demandez son nom, elle ne vous donnera pas le vrais. Mais Idille n'a pas une mauvaise mémoire et se rappellera du nom qu'elle vous a donné.
• La consommation d’uredium est dangereuse lorsque le développement n'est pas achevé. Mais Idille ne le savais pas. Elle a développé des troubles important. Elle n'est pas stable même si elle combat ces dérèglements de tout son être. Elle est sujette à des crises d'épilepsies. Elles ne sont généralement pas graves, mais elle sait qu'elle doit faire attention.
• Idille est loyale. Très loyal. Elle est dangereuse aussi, très dangereuse. Mais si elle est dangereuse, c'est parce que son maître l'est. Il lui ordonne, elle obéit. On ne peut pas savoir ce qu'il se passerait si sa loyauté changeait de destinataire... Sachez une chose: Idille suivra celui ou celle vers qui sa loyauté se dirige, quoi qu'il se passe.
  • Calme
  • Sans compassion
  • Intelligente
  • Solitaire
  • Pragmatique
  • Agressive
  • Rationnelle
  • Froide
  • Prudente
  • Brute
Histoire
Elle a vu ses parents mourir. Elle avait 5 ans.
Elle n’a aucun souvenir de ce qui a pu se passer avant cet âge, comme si elle était née à la mort de ses parents.
Du sang.
Énormément de sang, rouge, chaud, gluant. Tout cela ruisselait sur elle, la recouvrant entièrement. Ses yeux étaient envahis par le liquide, ne laissant dans son champ de vision qu’une rivière rouge.
Du sang.
Beaucoup. Elle n’a rien pu faire, condamnée à regarder l’horreur, debout, sans bouger.
Pourquoi cet homme a tué ces parents ? Elle ne le sait pas. Pourquoi cet homme ne l’a pas tué elle ? Impossible à dire. Pourquoi cet homme l’a pris avec lui ? C’est toujours un mystère. Mais Idille ne se pose pas la question. Ce qu’elle sait, c’est que cet homme avait l’ordre de tuer sa famille, de la tuer. Il lui a donc sauvé la vie.
Idille a grandi dans l’ombre. Elle n’était plus personne. Plus légalement du moins. Elle n’avait plus d’existence légale.  
Elle a grandi dans un gang, avec pour seul relation le chef, Giorgio Masseria  et son bras droit, Lucky Costello. Même si cela lui arrivait d’avoir affaire à des larbins, elle demeurait un mystère pour eux. Pourtant, elle a appris beaucoup. Caché dans l’ombre, elle observait les faits et geste du chef, de son bras droit. Elle a appris à comprendre comment s’enchainaient les rouages du gang, du grand chef au petit larbin.
Giorgio Masseria lui a appris à se battre. Arts martiaux, boxe, avec des épées, des sabres, des couteaux, des armes à feux… Elle était très douée. A neuf ans, elle maîtrisait les armes a feux et se débrouillait très bien en art martial. Elle avait bien plus de force que les filles de son âge. Dans le même temps, elle était devenue extrêmement discrète, si bien que souvent elle restait introuvable pour ceux qui la cherchaient, alors qu’elle était juste à côté, à observer.  
C’est à neuf ans que le chef lui a donné sa première mission.
C’était un ancien larbin. Un ancien. Juste se mot suffi à comprendre son crime. Juste se mot suffit à s’imaginer son sort.
Idille a réussi la mission. L’ancien larbin a été supprimé. Elle pouvait continuer des missions similaires.
Extrêmement discrète, Idille ne laissait jamais aucune trace. Souvent, ces victimes passaient dans le journal en tant que "disparus", et très rarement en tant que "victimes d’assassinat". Lorsque l’une de ces missions accomplies étaient découvertes, jamais personne ne découvrait qui était le responsable. Giorgio Masseria, très fière de sa protégée, a fini par l’appeler "le coup de vent". Bientôt, tous les gangs de la ville avaient eu vent de ces exploits. Les Angels aussi la cherchaient, mais comment attraper du vent ? Tout le monde a fini par redouter "le coup de vent".
Idille devait se rendre encore plus discrète. Même au sein du gang, personne ne devait savoir qui elle était. Alors il fut décidé qu’elle n’habiterait plus dans le local du gang, mais dans un autre lieu, un lieu indépendant. Elle fut donc logée dans un minuscule appartement excentré. Elle ne faisait plus vraiment parti du gang, cela lui arrivait d’exécuter les missions d’Autres, mais lorsqu’elle recevait une mission de son chef, elle exécutait.
Lorsqu’elle n’avait pas de missions, Idille apprit à s’occuper. Elle lisait, elle jouait sur son ordinateur, se baladait à travers des pages virtuelle. A onze ans, elle avait appris seule à pirater des sites pas très protégés et quelques réaux sociaux. A quinze ans, elle réussit à hacker le site d’une banque. Elle aurait pu faire plus, mais le risque de se faire prendre était trop grand. Au début, son savoir énorme en informatique n’était qu’un passe-temps. Puis, un jour, elle se rendit compte qu’elle pouvait s’en servir pour se fondre encore mieux dans la foule ; elle pouvait se créer des identités. Elle devint alors Lucille Notch, Mina Moore, Marjorie Blakkam, Mathilde Johnson, Katie Bell, Sophie Gringer… Seule dans sa chambre, elle ne voyait personne, jamais, à part ceux qu’elle devait tuer. Personne ne l’appelait plus par son prénom, il était devenu comme sa propre existence : inexistant. Alors, ces nouvelles identités lui permettaient de se donner de nouvelles vies, de s’inventer des histoires, de jouer la comédie.
Lorsqu’elle a eu 16 ans, Idille a eu l’occasion de goûter à l'uredium. C’était trop tôt. Bien évidement c’était trop tôt. Mais elle l’a fait quand même. Elle ne savait pas, elle n’aurait pas pu savoir. L’uredium lui a fait voir le monde autrement. Elle voyait les gens autrement. Elle a découvert qui ils étaient, ce qu’ils pensaient. Mais elle ne savait pas que ce pouvoir avait une face plus sombre.
C’est à cette époque qu’elle commença à avoir ressentir des dysfonctionnements dans son cerveau. Il lui arrivait de ne plus tourner très rond… Des migraines… Une fois, alors qu’elle était avec le chef au sein du gang, elle fit une crise. Une grosse crise "d’épilepsie". Elle ne savait pas trop de quoi il s’agissait au début, mais elle comprit bien vite qu’elle devait faire attention. Elle ne devait en aucun cas faire une crise en public. Si elle le faisait, les gens l’aideraient et appelleraient les secours. Si elle le faisait, elle serait envoyée à l’hôpital et on se rendrait compte qu’elle n’existe pas.

N'oubliez pas une chose: tant qu'Idille est la marionnette de Giorgio Masseria, Idille est une tueuse.
Idille ne réfléchit pas pendant une mission, elle obéit. Idille n’a pas de sentiments. Idille n’a pas de compassion.
Idille est un robot.
Liste des RPs
En coursPour la deuxième fois ft. Peter McCandless
Un mal être opressant ft. Devon Fitzgerald

AchevésEt tu sais qui c'est qu'je croise en sortant ? ft. Lysander Nash
 ▬Quand un regard fais tout basculer... ft. Peter McCandless

AbandonnésJe t'avais dit que je reviendrais ft. James McCarthy

_________________



Je suis morte et j'ai tué, j'ai vu tuer et mourir, j'ai eu un temps immense pour la douleur et la méditation, ai-je pour autant grandi en force morale ? En discernement ?
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MessageSujet: Re: Les douleurs du passé reviennent toujours 16.06.17 17:50

Adyl McCandless
♦ How all begin ♦


Ce qui va suivre est l'histoire d'Adyl McCandless, le père d'Idille McCandless



Adyl, le père d'Idille, le gendre de Peter McCandless, a vécus et est mort il y a bien longtemps. Pourtant, son histoire est essentiel pour comprendre l'histoire de sa fille ainsi que celle de son beau père.


La plus grande partie de ma vie pourrait très bien se résumer comme un film pour adolescent. Une histoire d’amour magnifique avec une femme parfaite dans un cadre magique…

Mais l’idylle fut bien vite stoppée.

Je suis né dans au sein d’une famille américaine moyenne à San Diego. Assez solitaire, j’ai grandi enfant unique, délaissé par des parents trop obnubilés par leurs métiers. Ce n’était pas une enfance facile, j’avais une fâcheuse tendance à me disputer avec mes parents, et l’arrivée de l’adolescence n’a pas arrangé grand-chose.
Pensant que mon comportement était dû aux mauvaises fréquentations au collège (qui étaient pourtant inexistante), mes parents ont voulus changer de lieux de vie. Nous avons donc déménagés de l’autre côté de San Diego juste avant la rentrée scolaire au lycée. J’avais alors 16 ans, et s’il y a bien une seule chose pour lequel je remercie mes parents, c’est ce déménagement.

Je l’ai rencontré dès le premier jour de cour.

A vrai dire, c’est elle qui m’a rencontré. Moi, j’ai passé mon tout premier cour à me morfondre sur ce nouveau bahut, à me demander s’il se pouvait qu’il y ait un club de photo comme dans mon ancien collège, à me dire que j’aurais voulu être partout sauf dans cette salle de cour… Je n’ai relevé la tête qu’une seule fois ; lorsque mon prénom fus cité pour l’appel. « Adyl Woods ? ». « Oui ». Puis je me suis  replongé dans mes pensées.
Finalement, le temps est passé assez rapidement. A tant réfléchir, j’en avais fini par complètement obstruer le cour, tant et si bien que je ne savais même pas qu’est-ce que j’étais censé étudier à cet horaire-là. Je suis donc sorti de la salle un peu paumé et surtout déprimé à l’idée que toute la journée allait continuer de la même manière. C’est dans le couloir qu’elle m’a rattrapé.
_ Hey ! Salut ! Adil c’est ça ? C’est un joli prénom ! Ça vient d’où ?
_ Heu… Ah… Heu… Merci… Je… Je sais pas vraiment d’où ça vient en fait, mes parents ne me l’ont jamais dit…
J’avais été très surpris. Je n’avais encore regardé personne de la classe, je n’avais détaillé le physique de personne et je m’en fichais pas mal mais là… J’ai été soufflé par le visage que j’avais devant moi. Un grand sourire éclatant, de magnifiques cheveux brun/roux, des yeux bleu profond… Comment ne pas être déstabilisé quand ça vous tombe dessus sans prévenir ?!
Elle eut l’air un peu déçue, alors j’ai tenté de reprendre.
_ Et toi heu…
_ Aimy.
_ Ah, Aimy pardon… J’ai… j’ai pas vraiment écouté le cours…
Honteux, je regardais mes pieds. Mais comme elle ne disait rien, j’ai tenté un coup d’œil vers elle. Elle souriait.
_ Tu n’a pas l’air d’aimer beaucoup les sciences…
_ Heu… Non… A vrai dire je suis plutôt… de l’autre côté, côté art…
_ Ah, tu es un « tête en lune » ?
_ Tête en quoi ?
_ Tête en lune ! C’est comme ça que je parle des rêveurs, de ceux qui ont la tête dans la lune, des artistes quoi !
Je lui ai souri timidement, sans trop savoir quoi répondre. Elle m’a renvoyé le même sourire puis elle est partie. J’ai passé le reste de la journée la tête dans la lune.

Le lendemain matin, elle est revenue me voir avec un grand sourire.
_ J’ai trouvé ! Adil, A – D – I – L, ça vient de l’arabe et ça veut dire « juste » ou « honnête » !
_ Oh… merci ! Je pensais pas du tout à ça…
_ Tu as des racines arabes ?
_ Je sais pas… je crois pas… mes parents ne parlent pas trop de ça en fait… Et puis moi ça s’écrit A – D – Y – L
_ Mais c’est pas grave ça ! Tu imagines !? Si ça se trouve tu es le descendant d’un prince arabe très riche et très beau…
Je l’ai regardé avec un grand sourire. Je sais pas si c’était voulu, mais j’ai pris le « très beau » comme un magnifique compliment.
C’est à partir de là que notre amitié est née. Bien sûr, grâce à elle, j’ai rencontré quelques autres personnes sympas, mais Aimy McCandless est celle dont j’étais le plus proche.
Avec elle, je me sentais comme jamais je ne m’étais senti avant. Heureux, à ma place. Même les absences de mes parents ne me faisaient plus rien. En un sens, la naissance de notre relation a donné raison à mes parents. Ils ont vu mon comportement à leur égard devenir un peu moins violant et ils se sont dit que finalement, ils avaient été de bons parents.

Et puis… Notre relation a pris un tournant au bal de noël.

Nous étions venu tous les deux pour la seule excuse que tout le monde le faisait. Mais nous savions très bien l’un comme l’autre que se mêler à une foule déchainée et ruisselante de transpiration ne nous plaisait absolument pas. On a passé la plus grande partie de la soirée à discuter et à rire. Ce n’étais pas une mauvaise soirée en soi, Aimy était magnifique dans sa robe verte forêt, mais il faut avouer qu’il y a bien d’autres endroits pour pouvoir discuter tranquillement. Pourtant, au bout d’un moment, alors que nous nous étions tus, elle s’est levée soudainement, s’est posté devant moi et a déclaré :
_ Je veux danser !
Je me suis levé à mon tour.
_ Je ne sais pas danser.
_ Balivernes, viens !
Elle m’a pris la main et nous sommes allés à l’extérieur de la salle de danse. Nous entendions toujours la musique grâce aux fenêtres ouvertes, mais un air frai venait caresser doucement nos cheveux. Je l’ai observé un moment.
_ Alors ?
_ Alors dansons !
_ Mais…
_ Moi non plus je sais pas danser ! C’est pas grave !
Elle s’est mise à s’agiter dans tous les sens. C’était passablement disgracieux, mais j’ai tout de même décidé de la suivre. J’ai balancé mes bras et mes jambes dans tous les sens. Mon corps ne répondait qu’au son de la musique et aux mouvements de son corps. Nous étions tous les deux à danser comme des cinglés, seuls au monde, et c’était grisant.
Au bout d’un moment, la musique c’est terminé et une autre musique, plus calme, l’a remplacé. Je me suis arrêté de dansé et j’ai commencé à me diriger vers la place que nous occupions avant. Mais elle m’a retenue.
_ Attend, j’ai bien l’intention de danser jusqu’à la fin !
_ Mais…
_ Pas de « mais ».
Elle a glissé ces mains autour de mon coup. Je n’us d’autre choix que de glisser les miennes autour de sa taille. J’ai eu soudain très chaud. J’étais assez gêné aussi. Et puis… Au fil de la musique… J’ai commencé à me rapprocher d’elle. Elle me regardait dans les yeux avec une intensité que je n’avais jamais vue avant. Et puis, nous nous sommes rapprochés… Nous avons fermés les yeux… et… et… Nos bouches se sont rencontrées. C’était magique. Nous n’avons plus rien dit de la soirée. Nous nous sommes contentés de nous tenir la main, étroitement enlacé, en marchant le long du parc à côté de l’établissement. A l’heure de fin, nous nous sommes dit au revoir et nous sommes rentrés chez nous. Les jours qui ont suivis fur tout aussi merveilleux. La rumeur de notre relation s’est répondue comme une trainée de poudre. Nous formions un couple des plus banales au vu des autres, mais pour moi il n’y avait rien de plus beau. Au bout de quelques mois, je l’ai présenté à mes parents, qui n’en ont eu rien à faire. Je crois qu’ils n’ont même pas compris que c’était ma petite amie. J’ai été beaucoup mieux reçus chez les siens. Son père, sa mère et son frère étaient des gens merveilleux, serviables, adorables. Ils formaient une famille à des lustres de la mienne.
Nous avons continués à nous voir, à nous aimer, bien après le lycée. Je suis devenu photographe professionnel, elle est devenue professeur de sciences.
Certains de mes camarades, à l’époque où nous avons commencés à sortir ensemble, avaient pariés que notre couple de durerait pas plus de quelques mois. Eh bien c’est ces gens-là que j’ai invité en priorité à notre mariage.
Aimy était la plus belle de toute, elle rayonnait littéralement. Au risque de paraitre répétitif, se fus un moment magique. Un jour inoubliable. La plus grande partie de sa famille était présente alors que les miens n’avait même pas pu venir.
Je m’étais disputé définitivement avec eux lorsqu’ils me l’ont annoncé. J’ai décidé d’abandonner tout ce qui me faisait du mal, recommencer une nouvelle vie après ce mariage et abandonner tout ce qui me faisait souffrir. Mes parents en faisaient partie.
Nous avons achetés une maison, magnifique maison pour laquelle nous avions tant économisé. Il nous restait même suffisamment d’argent pour mettre de côté pour une future retraite parfaite. En bref, une vie parfaite s’annonçait devant nous.  

J’ai juste été au mauvais endroit, au mauvais moment.

Je devais prendre une série de photos près du port. Une série de photos anodines et je m’y étais pris un peu tard. Alors, la nuit tombante, je m’étais aventuré dans se lieux afin de dégoter la photo parfaite.
Mais, en entendant des cris, je me suis dirigé vers un lieu que j’aurais dû quitter au pas de course. Et ce que j’y ai vu m’a glacé. Un homme, face à 5 autres, était en train de se faire battre. Il se disait des choses aussi. Sans vraiment réfléchir, guidé par ma seule curiosité, j’ai allumé mon appareil j’ai filmé.
_ Cet argent est le mien, je l’ai gagné dignement !
_ C’est faux !
L’homme debout face à sa victime semblait être le chef.
_ Cet argent est le miens, je l’ai prêté à ton père lorsqu’il était toujours en vie. Malheureusement pour toi, il est mort avant de pouvoir nous le rendre.
_ Il est à moi.
Malgré sa position de faiblesse, la victime parlait d’un ton hautin que l’on ne connait qu’aux fils de riches. Ces habits biens que tachés et déchirés donnaient la même information.  
_ Tu sais, nous sommes biens amis avec ton jeune frère. Celui-là même qui récupèrera tout le pognon si tu meurs. Alors ? Je ne tiens pas vraiment à avoir du sang sur les mains.
_ C’est insensé ! Mon père ne m’a jamais parlé de cet argent.
_ Bien. Allez-y.
Il eut un coup de feu. Je suis tombé dans un gros bruit. Heureusement ou malheureusement, j’ai réagi assez vite pour partir. Pourtant… Pourtant on m’a vu. Je le sais.
Je suis rentré chez moi précipitamment. Je croyais qu’Aimy dormait, alors j’ai fait ma valise. Mais lorsque je suis revenu au salon, ma femme avait mon appareil dans sa main, l’autre étant pausée sur sa bouche.
_ Adyl, qu’est-ce que c’est ?
_ NON !! Aimy ! Pourquoi tu as regardé ça !?
_ Adyl, qu’est-ce qu’il se passe ?!
_ Je… Je n’aurais pas dû rester, je sais, mais je n’ai pas pensé… Ils m’ont vu… Aimy ces types ont tués un homme de sang-froid. Si ils me retrouvent ils vont me tuer !
_ Je viens avec toi.
_ Quoi ?!
_ Je viens avec toi ! Il est hors de question que tu restes seul !
_ Oui.. oui tu as raison, toi aussi tu es en dangers.
Nous nous sommes décidés très vite. Nous avons tout chamboulé dans la maison. J’ai même mit mon propre sang sur les murs. Nous avons eu très peur et nous sommes partis. Nous avons presque tout laissé. Aimy a beaucoup souffert de la séparation avec sa famille, mais elle savait que ça pourrait les mettre en danger.
Pendant six ans, six longes années, nous avons bougés d’états en états, pas plus de six mois dans chaque région. L’argent partait vite, bien que nous ayons l’argent de nos retraites pour subvenir au maximum à nos besoins. Aimy et moi faisions attention à économiser au maximum pour notre fille. Oui car, quelques temps après notre départ de San Diego, Aimy est tombée enceinte. Bien que nous fussions en fuite, nous avons décidés de garder l’enfant. Idille est née dans un hôpital miteux au fin fond de la campagne. Elle était minuscule. Ces cheveux d’enfants blond/roux étaient déjà abondants, il ne faisait aucun doutes qu’en grandissants, ils seraient pareils à ceux de sa mère. Ces yeux en revanche étaient aussi sombres que les miens.
Nous avons donné tout notre amour à notre fille. Elle a grandi sagement, obéissante. Elle pleurait très peu, voire pas du tout ce qui nous a beaucoup soulagé Aimy et moi. C’était une enfant très peu bavarde, elle apprit à parler tard, alors qu’elle savait déjà parfaitement marcher et courir.

Au bout d’un peu plus de 5 ans, Aimy n’en pouvait plus de vivre ainsi, de faire vivre Idille dans ces conditions. Et surtout ces parents lui manquaient.
Nous avons beaucoup réfléchis. Nous pensions avoir retourné la situation dans tous les sens. Finalement, nous avons pris la désistions de rentrer. Discrètement bien sûr, mais tout de même avec le but de revoir sa famille.
Nous sommes donc rentrés. Nous avons inscrit Idille à l’école. Nous avons commencé à refaire une vie. Une vie discrète bien sûre, mais une vie meilleure que celle que nous menions jusqu’à présent. Un jour, Aimy est même rentrée en pleure, elle venait de revoir son père. Il viendrait nous voir bientôt.

Mais il n’a pas eu le temps de venir.

Quelques jours après la rencontre entre Aimy et son père, la sonnette d’entrée s’est fait entendre. Ce n’était pas le père d’Aimy, il devait d’abord nous envoyer un message.
Alors, Aimy a ordonné à Idille de se cacher sous la table de la cuisine pendant que j’allais ouvrir la porte.
Un homme est entré.
_ Je ne vous connais pas.
_ Moi si.
Lorsqu’il aperçut Aimy qui se dirigeait vers lui pour savoir ce qu’il se passait, il a profité pour fermer la porte d’entrée et lui prendre le bras, une lame sous son coup. Il l’a trainé de force vers la cuisine.
_ Où sont-elles ?
_ Quoi ?
_ Les photos de ce soir-là, il y a plus de 5 ans, où sont-elles.
Il pressa le couteau contre la gorge d’Aimy. Une perle de sang surgit.
_ Dans la chambre ! Dans une chaussette blanche et bleu dans le petit tiroir, c’est une carte SD. Ne lui faites pas de mal !
_ Oh, je pensais que vous me donneriez plus de fil à tourde mais…
La lame sur le coup de ma femme s’agita. Du sang gicla dans toute la pièce. J’ai hurlé et me suis précipité vers elle, mais avant que son corps n’ai touché le sol, le même couteau qui lui avait tranché la gorge s’était logé dans mon ventre. L’homme avait toujours la poigné du couteau dans la main. Il tira pour le faire sortir de ma chair. Je me suis écroulé sur le sol. Mais je ne pouvais rester là alors que ma femme était en train de mourir à côté de moi. Son corps était agité par des soubresauts incontrôlés et sa gorge baignait dans le sang.
J’ai essayé de m’approcher, mais une sensation extrêmement douloureuse me frappa alors. L’homme venait de plonger son couteau dans le haut de ma nuque. La moindre cellule de mon corps se crispa. Je n’avais jamais senti quelque chose d’aussi douloureux. J’avais l’impression d’être en train de me recroqueviller sur moi-même. Malgré tout, j’ai réussi à prendre la main d’Aimy. Elle n’émettait plus qu’un faible gargouillement.
_ J’ai de toute façon ordre de vous éliminer.
L’homme était parti dans la chambre. La carte SD ne contenait qu’une minuscule partie du film que j’avais fait ce jour-là.
J’ai vu ma fille, caché sous la table, le visage dans l’ombre. J’ai réuni toutes mes forces pour l’appeler. J’ai dit son prénom.
Elle est sortie de sa cachette. J’ai alors voulu lui dire de partir. De se sauver. Mais plus rien ne sortait de ma bouche. Idille, ma petite fille, elle était couverte de sang. Elle s’accroupi au-dessus de moi et pausa une main sur mon visage.
C’est à ce moment que l’homme revint.
_ Oh mais dit donc, je ne savais pas que les McCandless ont un rejeton !
Idille c’est levé. Elle n’avait aucune expression, ni peur, ni colère, ni dégout, rien.
_ Comment tu t’appelles ?
_ Idille.
L’homme c’est approché. Idille n’a pas bougé.
_ Tu sais que n’importe quel enfant à ta place serait en train de chialer ?
Elle ne dit rien. Elle se contenta de le regarder.
_ Pourquoi tu ne pleures pas ?
_ Je sais pas.
Il la regarda un moment.
_ Tu est juste un peu con…
Nouvelle pause. Le sang ruisselait dans mes yeux autant que mes larmes. Je ne pouvais rien faire pour protéger ma petite fille. Je ne pouvais rien bouger et je me demandais comme je pouvais ne pas être encore mort malgré la douleur que je ressentais. Mon cerveau se brouillait petit à petit et je n’arrivais presque plus à réfléchir.
_ Bon, tu vas venir avec moi.
Je le sentis bouger dans mon dos. Soudain, la lame dans ma nuque fut retirée et la douleur se fit moins intense.
Je vis ma petite fille, mon petit trésor suivre l’homme qui avait tué sa mère et bientôt son père. La porte de la maison se ferma dans un grand claquement.
Ma mort fut lente et douloureuse. Plus certainement que celle de ma douce Aimy dont la main sans vie reposait au creux de la mienne. Je sentais mon sang me quitter petit à petit, brouillant mon cerveau. Puis, je finis par ne plus rien sentir. Mon esprit s’égara puis je m’endormis.



♦ ♦ ♦

_________________



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Dernière édition par Idille Mccandless le 16.06.17 18:35, édité 5 fois
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